Un retour aux sources : Une perspective d’hier et du Québec moderne

Jadis, le territoire du Québec se nommait la Nouvelle-France. Elle s’est forgée avec un système linguistique fort, par l’entremise de la France, qui fut notre gardienne extérieure. Ma famille a été particulièrement impliquée dans les hautes instances de la Nouvelle-France. Mon premier ancêtre du Québec a notamment été commandant militaire de la Nouvelle-France, il s’appelait Eustache Lambert (1618-1673), il venait de Boulogne-sur-Mer en Picardie. Son fils est à l’origine de la Ville de Saint-Eustache, il devint seigneur et se nommait Eustache Lambert-Dumont. Une statue de lui se trouve au sommet de l’église de la ville de Saint-Eustache. Ceux-ci connaissaient l’entourage du roi de France Louis XIV, en Nouvelle-France, vu les nombreux liens familiaux dans la colonie française en Amérique. Rappelons, que le gouverneur de la Nouvelle-France était nommé par le roi de France pour administrer l’armée tout en agissant comme chef de la diplomatie dans la colonie.
Comme vous le constaterez, mon sang connaissait quatre Gouverneurs de la Nouvelle-France. Il y a toujours eu une relation particulière et forte entre les principaux membres. Eustache fils a notamment acheter quelque temps plus tard, la maison de l’intendant Jean Talon qu’il connaissait bien. Cette maison se situe au 1, Place Royale à Québec. Cette maison fait partie du patrimoine du ministère de la Culture du Québec et la maison de 1687 est encore aujourd’hui debout fidèle à sa langue française, en la ville de Québec. Après quelques vérifications, j’ai récemment découvert que le vice-roi de la Nouvelle-France Jean II d’Estrées (en service militaire dans la Royale de 1648 à 1686) venait de la même région qu’Eustache Lambert (pays du boulonnais). Les jésuites de Nouvelle-France l’ont fait venir sur le territoire en Amérique, il fut d’abord un donné jusqu’en 1651. Guillaume Couture, a été compagnon d’Eustache à la mission Sainte-Marie-des-Hurons. Il est arrivé en Nouvelle-France entre 1640 et 1642 dans sa début vingtaine. Il avait le privilège de se rendre régulièrement en France, vu son statut particulier. Sa femme Marie-Laurence eut trois enfants. Son premier enfant a été baptisé par le prêtre Gabriel DeQueylus, curé de Québec et grand vicaire de l’archevêque de Rouen, sous le nom de Gabriel Lambert en l’église Notre-Dame de Québec et sa marraine fut Barbe de Boulogne, épouse de Louis D’Ailleboust de Coulonge. Ce dernier fut Gouverneur et lieutenant-général de la Nouvelle-France de 1648 à 1651 et gouverneur actif. Jean de Lauzon a été le prochain Gouverneur de la Nouvelle-France, ce dernier a donné des terres à Eustache Lambert au cours de cette période dans la seigneurie de Lauzon. La cadette, fille d’Eustache, Marie-Madeleine Lambert s’est mariée avec René-Louis Chartier, sieur de Lotbinière, qui était lieutenant-général civil et criminel de la Prévôté de Québec, commandant général des milices et premier conseiller du Conseil Souverain de la Nouvelle-France. Le mariage s’est fait en présence du Gouverneur Louis de Buade et de Jacques Duchesneau de la Doussinière et d’Ambault, conseiller du Roi et intendant de Nouvelle-France. Fut également présente la veuve de Jean Bourdon, premier ingénieur et arpenteur de la Nouvelle-France, diplomate chez les Autochtones et procureur général au Conseil souverain. Tout ce qui suivra fut longuement réfléchit par eux. Rappelons d’abord que le Québec d’aujourd’hui parlait le même français qu’en France jusqu’en 1763, soit pendant 229 ans. Au fil du temps et par le mélange linguistique, nous avons perdu une partie de cette identité française par l’autorité anglaise de l’Angleterre sur le territoire. La France perdra le territoire. La fin de la Nouvelle-France s’annonçait par cette cession. Le territoire a changé de noms à de nombreuses reprises, Canada-Uni, Bas-Canada, province de Québec. Aujourd’hui, un désir manifeste vise à permettre que l’État du Québec soit en voie d’acquérir un statut de nation française en Amérique du Nord.

Les Québécois et Québécoises qui ont des noms français viennent tous de France pour la plupart, d’une manière ou d’une autre. La fleur de lys, c’est avant tout, le symbole du Royaume de France, la Nouvelle-France l’a réutilisée à l’époque et le Québec actuel l’a repris sur son drapeau québécois. Nous sommes en quelque sorte des Français en Amérique, puisque le nom de famille d’une personne révèle aussi son identité linguistique antérieure. La pierre angulaire de ce système consistait à adopter un protectionnisme étatique français puissant sur le long terme pour assurer sa vitalité. La situation était compliquée, nous étions peu nombreux, il fallait notamment instaurer un régime générationnel fort pour permettre son développement, tout en visant à protéger la langue française en Amérique par tous les moyens. La perte d’une survie linguistique hantait les rangs. La conception de l’époque consistait à créer et à établir un système catholique dotée de valeurs familiales et éducatives en permettant un développement multigénérationnel fort par l’entremise de la préservation de la langue française au sein de nos institutions éducatives religieuses des temps actuel et antérieur. Il est vrai que les droits entre les hommes et les femmes n’étaient pas égaux à cette époque, toutefois certains sacrifices étaient nécessaires, et ce, pour y permettre une croissance démographique juste et plus grande au sein de la colonie française. Il était primordial de valoriser le caractère familial, tout en protégeant la langue par nos institutions religieuses.

La tentation d’assimilation des Néo-français était un pari risqué, il fallait empêcher la population d’être soumise à des autorités linguistiques extérieures, tout en évitant les guerres. Le français, la famille, la religion se sont unis dans l’unique but de se préserver dans le temps. Le tout, dans le souhait que le Québec d’aujourd’hui demeure un territoire français dans le cadre de nos vies actuelles. Ces gens de l’époque le voulaient avec coeur et fierté par respect de leurs racines françaises. Le système éducationnel et religieux du Québec d’hier s’est inscrit avec de nombreux bouleversements étatiques, visant à contrecarrer sa protection linguistique du français et sa pérennité. La bataille des patriotes de Saint-Eustache a quand même été remportée, malgré la mort tragique de ces patriotes. Les familles françaises nombreuses ont permis à la colonie d’être mieux préservée et protégée. Bien qu’il y eût des lacunes à cet ancien système, celui-ci a permis de faire vivre ce peuple français en Amérique du Nord sur plus de 400 ans. Ce fut une réussite, nos prédécesseurs ont été fidèles à cette mission première visant à marquer la préservation de l’existence d’un peuple français en Amérique du Nord. Certaines guerres sur nos terres françaises furent dévastatrices, toutefois nos institutions sont demeurées debout par leur force identitaire commune en français. L’anglicanisme n’a pas pu s’imposer. L’union à la française était l’unique option
envisageable. Ce qui est incroyable, c’est la puissance française qui nous habite. Cela correspond aujourd’hui à un Québec fort et fier de son français distinct. Le plus bel héritage français de la France au Québec, c’est la vitalité identitaire de la
préservation des villes saintes en son sein. Le Québec s’est fondé en français et son coeur restera fidèle à son bleu français.

Le réveil identitaire fut nécessaire. La crise sanitaire a été lourdement bénéfique pour l’affirmation nationale. Le sentiment d’urgence était présent. Bien que le Québec ait été divisé en deux, des liens forts se sont tissés. La nation française
d’Amérique du Nord est en processus d’indépendance. La reconnaissance du français comme langue nationale est maintenant réalisée en grande partie et s’oriente vers un virage français définitif. Le respect des valeurs de laïcité était
nécessaire pour favoriser le respect de la religion pour la vie privée pour toute cohésion religieuse. Le poids démographique du Québec est suffisamment élevé pour lui permettre de s’autoprotéger et s’épanouir en français. Le Québec est aujourd’hui le dernier grand territoire français en Amérique du Nord et il est de notre devoir de le protéger.

Un passage vers un chemin unique

Aujourd’hui le Québec profite de l’influence de la France, il s’agit de son modèle identitaire et linguistique. Nous avons leur soutien depuis fort longtemps. Elle demeure notre principale alliée. Notre désir de devenir indépendant va enfin pouvoir se réaliser. Unissons notre pérennité. Nous n’avons jamais été aussi proche d’eux qu’à l’heure actuelle. J’aimerais leur dire que nous les aimons profondément, d’un continent à l’autre. La République française nous sert de modèle populaire en
renouant avec notre passé. Le Québec a aujourd’hui sa pleine vitalité pour prospérer de nouveau sur une meilleure lancée pour son avenir. La reconquête identitaire a fait son chemin. Réclamons notre indépendance et celle de notre nation.

Je rêve d’un Québec qui reprend conscience de son passé et qui s’épanouit pleinement. Un Québec libre voulut par nos compatriotes français. Un soutien français hautement vivant. Le peuple québécois doit aujourd’hui réclamer son
indépendance par tous les moyens démocratiques. Il est grand temps d’ajouter le drapeau du Québec en position verticale à l’ancien endroit du crucifix de l’Assemblée nationale, en honorant nos mémoires et en guise de respect pour nos pairs qui se sont donné la vie il y a fort longtemps pour l’héritage français actuel. C’est le début d’un temps nouveau. Ce serait pour moi, le premier plus beau geste politique à faire et qui redonnerait pleinement fierté au peuple québécois pour qu’il
commence à y vivre sa nouvelle destinée. Que la paix ornée d’une croix blanche traverse tous vos coeurs. J’y chanterai, je n’ai pas changé.

Lambert Proulx le treizième, le 29 juillet 2021, en la cité de Montréal, en Nouvelle-France du Québec.

Je me souviens de qui je suis.

Francophonie Force Oblige

Association de défense de la langue française et de la francophonie.

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