Le Général De Gaulle, défenseur de la langue française

Le Général de Gaulle s’est toujours fait «  une certaine idée de la France », « le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison », comme il l’écrit dans ses Mémoires de guerre.

Passionné de langue française, la maitrisant à merveille, Charles de Gaulle prononce de nombreux discours,  magnifiquement écrits, et ses conférences de presse sont toujours très attendues par tous les Français et les observateurs du monde entier.

En dehors de ses Mémoires de Guerre et d’Espoir, il publie plusieurs études historiques avant la guerre : « La France et son armée », « Le fil de l’épée », « Vers l’armée de métier » et « La discorde chez l’ennemi ».

 

Pendant la guerre, de 1940 à 1945, le Chef de la France Libre prononce de nombreux discours  restés célèbres comme « l’Appel du 18 juin de 1940 ».

«  La France a perdu une bataille, mais n’a pas perdu la guerre. Des gouvernements de rencontre ont pu capituler, oubliant l’honneur et livrant le pays à la servitude. Cependant, rien n’est perdu …»

«  Voilà pourquoi, je convie tous les Français où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, dans le sacrifice et l’espérance ».

 

Le fondateur de la Vème République est aussi un grand défenseur de la langue française.

Le 19 juillet 1962, il écrit à Pierre Messmer, Ministre des Armées, la lettre suivante :

«  Mon cher Ministre,

J’ai constaté, notamment dans le domaine militaire, un emploi excessif de la terminologie anglo-saxonne.

Je vous serais obligé de donner des instructions pour que les termes étrangers soient proscrits chaque fois qu’un vocable français peut être employé, c’est à dire dans tous les cas. (rajouté à la main).

Veuillez croire, mon cher Ministre, à mes sentiments cordiaux.

Charles de Gaulle »

 

A partir de 1960, le Chef de l’État soutient et encourage le peuple du Québec dans sa lutte contre la domination anglo-saxonne. Le 24 juillet 1967, il prononce un célèbre discours à Montréal, grande ville de la province francophone du Canada et termine par le fameux « Vive le Québec libre ! ». Ce discours suscite bien des réactions au Canada anglais, mais le gouvernement et le peuple du Québec soutiennent ses prises de position en faveur de la souveraineté du Québec.

 

Le 27 novembre 1967, dans une nouvelle conférence de presse à l’Elysée, il fait une longue intervention au sujet de son dernier voyage au Québec. Il déclare en particulier «  Le fait que la langue française perdra ou gagnera la bataille au Canada pèsera lourd dans la lutte qui est menée pour elle, d’un bout à l’autre du monde ».

 

Le général de Gaulle est conscient des menaces qui pèsent sur la langue française. Le 23 mars 1965, il adresse à l’Institut de France la lettre suivante :

 

«  Messieurs les Secrétaires perpétuels,

Le vœu unanime récemment exprimé par votre Compagnie en ce qui concerne l’usage de la langue française dans les réunions internationales a mon assentiment le plus entier. Il est en effet, déplorable que la langue française, si remarquablement adaptée par sa clarté et sa précision à l’expression de la pensée scientifique, soit trop souvent trahie par ceux-là mêmes auxquels il incombe d’en maintenir l’usage.

Il est en effet, d’intérêt national que savants et techniciens s’inspirent dans l’emploi de notre langue du respect que la science se doit à elle-même ».

 

Pour le général de Gaulle, le français doit conserver sa place de grande langue internationale.

En 1964, le pamphlet de René Etiemble « Parlez-vous franglais ? » alerte le Chef de l’État et Georges Pompidou sur les menaces qui pesent sur la langue française.

C’est pourquoi, en 1966, le gouvernement décide de la création d’un « Haut Comité pour la défense et l’expansion de la langue française ».

 

Malgré tout, le Chef de l’État est réservé au sujet de fonder une grande organisation francophone internationale. Ce n’est qu’en 1986 que François Mitterrand réunit à Versailles le premier Sommet de la Francophonie.

 

Plus de 50 ans après la disparition du général de Gaulle, la France et la langue française se trouvent particulièrement menacées par la mondialisation, l’impérialisme anglo-américain et l’expansion anglophone.

Aujourd’hui, il devient urgent de rester fidèle aux enseignements du Général de Gaulle et de résister à l’anglicisation de la France et du Québec ainsi que de l’ensemble des pays francophones.

 

Depuis plus de 50 ans nous avons consacré beaucoup de temps et d’énergie pour défendre les idées gaullistes  et rester fidèle au Général de Gaulle :

– Participation aux manifestations et aux mouvements gaullistes,

– Voyages et missions au Québec,

– Conférences au Québec et dans de nombreuses villes de France,

– Organisation d’expositions à l’Assemblée Nationale et dans de nombreuses villes de France et du Québec,

– Publications den nombreux articles de presse,

– Publication du livre « Charles de Gaulle, une certaine idée du Québec » pour le 50ème anniversaire de Vive le Québec libre !

– En 2018, lancement de l’association franco-québécoise « Francophonie Force Oblige » et de la « Revue Francophone d’information », revue historique et linguistique,

 

Dans les mois et les années à venir nous poursuivrons notre action pour défendre la langue française et la francophonie et développer nos relations avec le Québec et tous les peuples de langue française.

 

Vive la France libre !

Vive le Québec libre !

 

Alain RIPAUX

Président de Francophonie Force Oblige

Membre du Conseil international

de la langue française et de la francophonie

Site internet : https://francophonieforceoblige.fr

Francophonie Force Oblige

Association de défense de la langue française et de la francophonie.

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